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La Voie de l'intégrité

 

10 septembre 2001

(revisé le 28 avril 2010)

La Vérité

Avant, je me demandais pourquoi la grande majorité des être humains semblait aveuglée, refusant de voir certaines évidences pourtant si claires à mes yeux.

Comment se faisait-il que très peu de gens apprenaient les leçons de l'histoire? Lorsqu'ils avaient sous leurs yeux les preuves nombreuses et accablantes de la destruction successive de chaque "civilisation" et, horriblement, toujours suivant les mêmes procédés: naissance en s'accordant dans l'union à un idéal commun, croissance dans le respect de la pratique de cet idéal, perte d'intégrité en dogmatisant la pratique de ce même idéal (c'est-à-dire, en arrêtant l'évolution de l'idéal, en le statufiant dans sa forme, en règlementant à l'extrême sa pratique).

Par la suite, tous les éléments les plus dynamiques du groupe se retrouvèrent isolés, marginalisés, forcément par les membres du groupe qui préféraient se conserver dans la "sécurité" du déjà connu plutôt que de continuer l'exploration de nouvelles voies de pratique et d'expression de l'idéal, chemins parfois inconfortables parce que pas encore connus ni acceptés par la majorité.

Cette mise à l'écart des éléments créatifs fut provoquée à l'aide d'un mécanisme de "peur du changement", imaginé, cultivé et mis en place par les conservateurs, dont l'insécurité même faisait qu'ils se sentent obligés d'accumuler des choses et de "garder le contrôle" en prévision des "mauvais jours à venir" et qui devenaient pour ainsi dire les "prophètes des malheurs à venir".

Ceux-ci, pour donner plus de force à leurs peurs, se mirent à créer de toutes pièces ces malheurs, dans le but d'influencer le plus de gens possible à faire preuve de "prévoyance" et se donnant le rôle de "sages dirigeants" pour mieux contrôler la société et la maintenir bien ordonnée, selon leurs principes de "sécurité".

Succombant devant tellement "d'évidences" de la "vérité" des conservateurs, il va sans dire que la vaste majorité des membres du groupe, dont la raison fondamentale de s'unir avait été de se donner plus de force pour survivre, pour se prémunir contre les "éléments naturels", adopta le point de vue conservateur et résista de plus en plus à tout changement, devenant même hostile à tout ce qui pouvait "menacer" le statu quo.

En adoptant cette attitude, ils se montraient aveugles au fait que ce qui leur avait permis de se distinguer et de s'élever à leur niveau de confort et de bien-être avait été justement causée par le besoin de changement, cette pensée dynamisante à rejeter l'ancien statu quo devenu trop emprisonnant, dégénérant et porteur de destruction. C'était la principale raison de leur union en une "nouvelle civilisation" qu'ils rejetaient maintenant, comme l'avaient fait, avant eux, les conservateurs de l'ancienne!

À partir de ce moment, commençait une période plus ou moins longue de dogmatisme (attachement à des principes et règles fixes) où toute forme de créativité positive se voyait brutalement réprimée, condamnée et même punie des pires châtiments (le ridicule, la mise à l'écart, l'isolement social, l'emprisonnement, la déportation ou même la mise à mort).

La société s'installait dans un processus de décadence, de dégénérescence plus ou moins prolongé se terminant par la désertion des éléments progressistes, la désintégration sociale et enfin, la disparition ou l'assimilation par un groupe plus vivace, plus dynamique ou plus fort.

Voilà, en la simplifiant, la leçon de l'histoire. Elle paraît tellement machinale, prédéterminée, que l'on est porté à croire qu'il s'agit d'une force aveugle, sans intelligence, contre laquelle on ne peut rien; aucune action n'y changera quoi que ce soit.

Nous avons ainsi concédé le pouvoir de créer l'humanité à des "forces obscures", extérieures à nous et toutes-puissantes... Ainsi donc, avons-nous, de toute apparence, scellé notre sort, formalisé notre "impuissance".

Ce que nous négligeons de voir, et voilà bien la cause principale de notre désespoir, de notre fatalisme, c'est que nous avons la capacité de penser, donc de postuler (mettre nos pensées en intentions), d'agir selon nos postulats et de mener à bien toute entreprise à laquelle nous consacrons un tant soit peu de temps et d'énergie. La meilleure preuve en était l'exemple de notre propre expérience.

Ce que nous oublions de constater est que rien n'arriverait sans nous y soyions pour quelque chose, puisque c'est avec notre consentement ou notre refus d'agir que ces changements se produisent.

À la différence du monde purement animal, végétal ou minéral, qui possèdent une intention bien identifiée et programmée en eux, un rôle défini selon leur espèce, le lieu où ils existent, l'homme (l'espèce humaine, l'intelligence consciente d'elle-même) détient cette capacité, ce potentiel de décision, de choix, même si certains tentent souvent de nous le faire oublier, avec notre propre consentement.

Nous sommes aujourd'hui arrivés à nouveau au seuil de cette répétition de l'histoire des peuples: en pleine dégénérescence, au moment crucial qui précède la désintégration et la disparition OU d'un changement de destin amené par une décision COLLECTIVE de transformer notre perception de l'évolution.

Parfois, lorsque je me retrouve en baisse de confiance, comme cela se passe pour plusieurs de ceux que l'on appelle "visionnaires", je me demande si notre civilisation pourra renverser cette énergie et transformer ce mouvement vers son dénouement traditionnel (la fin tragique) en une glorieuse remontée vers l'Amour.

Voici donc la cause de mon ennui et de ma tristesse lorsque je m'arrête à des pensées rationelles au lieu de suivre mon intuition, c'est à dire mon coeur, qui me donne toujours la "première idée" (réponse spontannée, la bonne, la vraie), à savoir, que l'équilibre EST possible, que nous POUVONS reprendre notre SOUFFLE, nous POUVONS nous élever au-delà de cette gravité qui semble vouloir nous entraîner vers le gouffre et la mort. Le processus N'EST PAS irréversible, un décision dynamique peut tout transformer d'un instant à l'autre, mais le temps de prendre cette décision d'AGIR est MAINTENANT.

Non pas dire NON à la mort, à la guerre, à la souffrance, à l'injustice et la la haine, mais dire OUI à la VIE, à la PAIX, à l'ALLÉGRESSE, au BONHEUR.

OUI à l'AMOUR, illimité, sans bornes ni jugements.

 

 


 


Créons Ensemble un Nouveau

 


Claude Véziau

troubadour de la Vie

pionnier de l'Harmonie.

 

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