Tous
ces amours que l’on frelate
Toutes ces histoires qu’on nous relate
Ne sont, en fin d’un long parcours,
Qu’un peu de tristes calembours
Pour justifier des coeurs trop mornes
Enténébrés par toutes les bornes
Que l’on s’invente pour ignorer
Qu’il y a trop de mal aimés.
Et
quand, parfois, l’on se dérange
C’est bien parce que ça nous arrange
Ça rafraîchit notre conscience
De faire montre de dépense
Envers d’autruis bien trop gavés
Pour profiter de l’amitié
Mais,
au bout d’un long chemin,
Il nous faut penser que, demain,
Nos préjugés reviendront taire
Notre bonté trop éphémère
Mais,
qu’importe, si nos aujourd’huis
Sont bien remplis de rêves gris !
N’est-ce
pas ?