Faire Semblant |
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Note importante: Je réalise, en relisant ce texte, qu'il pourrait être perçu comme une sorte de jugement sur la société en même temps qu'une justification de ma part de mon apparente défaite sociale. C'est la liberté du lecteur de choisir l'interprétation qui lui convient. Je ne peux ni ne veux dire aux autres comment penser, néanmoins, je me donne le droit de suggérer une autre façon de lire ce texte; l'utiliser comme un miroir de nos propres impressions intérieures et prendre ce qui nous appartient des mots et des sentiments exprimés en toute spontannéité. Il est une expression honnête et sincère d'un cheminement continu de ma part, cheminement que je désire faire consciemment. Je le publie sur ce site afin que ceux et celles qui pourraient en tirer quelque chose pour eux-mêmes en aient l'occasion. Que ce soit ou non considéré comme prétentieux de ma part importe peu, ce qui compte, c'est qu'il soit là. Je crois profondément que l'action spontannée d'un coeur est toujours une meilleure voie pour moi que le silence et l'isolement. Ne sommes-nous pas tous unis par l'Esprit ? Dans ce sens, ce qui touche le coeur de l'un d'entre nous touche également à tous. Je le confie donc à la grâce de TOUT CE QUI EST. |
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Depuis ma plus tendre enfance, en cette vie d'homme que j'ai choisie de vivre, rien ne m'a paru plus étrange que cette habitude que presque tous les êtres humains possèdent de dire à quelqu'un qui s'exprime avec trop de certitude: « Tu te prends pour qui ? » Oh non ! Ce n'est pas la question en elle-même qui m'étonnait mais plutôt le fait que... ce n'en était pas une. Surtout lorsque j'ai compris, avec horreur que cette phrase servait bien plus à diminuer l'autre, à le faire sentir prétentieux et à le « rappeler à l'ordre ». On appelle cela « remettre quelqu'un à sa place » et , bien sûr, celui qui la dit se considère comme le plus apte à déterminer cette fameuse place au nom de celui qui la reçoit ! Il semble croire qu'il est chargé de la mission sacrée de dire à l'autre comment ressentir, comment penser et comment vivre et cela, sans même se mettre à la place du ressenti l'autre. Au début, quand je croyais encore qu'il s'agissait d'une question, je répondais en toute candeur et franchise, selon mon ressenti du moment; mais, plus souvent qu'autrement, la réaction de mon interlocuteur était brutale, à ma grande surprise et à mon profond désarroi.
Ma confusion était complète. Je ne comprenais pas ce qui me valait tous ces reproches si violents. Surtout, je n'arrivais pas à comprendre pourquoi j”étais puni pour avoir dit le fond de mon coeur... Mais quand je tentais de montrer mon incompréhension, je me faisais dire d'arrêter de faire l'imbécile, de jouer à celui qui ne sait pas. Oups ! Inutile de dire que j'ai compris très vite à ne pas m'exprimer si candidement, j'ai donc commencé à faire attention à mes paroles et surtout à mes enthousiasmes. J'ai commencé à ne plus dire tout ce que je ressentais à tout venant, ce fut très difficile et très long car, aujourd'hui encore je ressens cette intense résistance à me retenir, malgré la peur de déplaire aux autres et d'être considéré comme un « drôle de personnage » À chaque fois que je me retenais, j'avais l'impression de commettre une faute contre moi-même et contre les autres. Pourtant, mes compagnons, mes parents, les autres personnes autour de moi semblaient se conformer à cette règle sans trop de problèmes. C'est à partir de ce moment que j'ai eu l'impression d'être un étranger en ce monde, de ne pas avoir ma place... En même temps, je commençai à me sentir coupable de ne pas être comme « tout le monde ». Je suis devenu partagé entre mon désir d'être moi-même et l'obligation que je ressentais de ne jamais me dévoiler complètement. Quelle confusion pour un enfant d'à peine 6 ans ! Quelle constatation pour l'enfant de 60 ans que je suis devenu ! Il m'a fallu beaucoup de temps pour apprendre que, non seulement il ne fallait pas dire tout-de-go tout ce que je ressentais, mais qu'il fallait aussi apprendre à « garder ma place », bien caché à l'intérieur de la société dans laquelle je vivais. Pas nécessairement une place de mon propre choix... non... une place convenable, acceptable ! Après tout, il fallait bien former une société ordonnée dont les membres ne s'écartaient pas trop de certaines conventions établies « pour le bien de tous », du moins, c'est ce qu'on tentait de m'inculquer à grand coups de logique et de raison. Quand la raison ne fonctionnait pas, on employait la punition de l'isolement. Mais ça non plus n'a pas marché comme prévu. Dans mon coeur, demeurais irréductible. (C'est étrange, en écrivant ces mots, je ressens comme une impression de chagrin, une peine dont la profondeur serait impossible à décrire à quelqu'un qui n'a pas vécu les même sentiments. En même temps, l'idée me vient que ces propos peuvent paraître, aux yeux de beaucoup de personne, une forme de regret et d'apitoiement sur mon sort... Eh bien, soit ! Si c'est mauvais et mal vu de m'exprimer ainsi, ainsi soit-il. Pour ma part, je désire que cette mise au point m'apporte une meilleure vision sur mon existence et un libération de ce poids dont je veux me soulager enfin. Quant à ceux qui lisent ces pages, s'ils y trouvent quoi que ce soit qui enrichit leur vie, je ne peux que m'en réjouir. Je retourne au texte original...) Donc, sachant fort bien que je devais garder pour moi mes « illusions d'être différent », j'ai appris, à un certain moment de ma vie, à Faire Semblant d'être quelqu'un que les autres pouvaient accepter (ou presque). Cela m'a demandé beaicoup de travail, d'observation, beaucoup d'efforts et, surtout, beaucoup de culpabilité, car j'ai toujours eu « la tête dure ». Plus je chassais mes idées différentes, plus elles revenaient me hanter, comme si elles voulaient me narguer. Plusieurs années durant, j'ai été une sorte de funambule, marchant sur la corde raide à l'extrême limite de QUI je SAVAIS ÊTRE et celui que le croyais DEVOIR être pour ne pas être carrément et irrémédablement mis au ban de toute société humaine, sans espoir de retour. J'avais peur de devenir un paria incurable, comme ces pauvres hères qui sont devenues des ombres de la rue... Oh non ! Je ne voulais surtout pas devenir un « antisocial » !!! Selon ma compréhension des choses, je voyais que presque tout le monde autour de moi jouait un rôle social, conformément à ce qui représentait être humain, « être adapté », « convivial », comme on dit aujourd'hui, dans la société où je vivais. Les seules personnes qui semblaient déroger à cette règle étaient mes parents, mais je compris qu'il y avait un prix à payer pour être soi-même. À ma naissance et pendant mes 5 premières années de vie, je les ai suivis partout où ils exerçaient leur métier de musiciens et de troubadours. Je les sentais heureux, malgré leurs disputes parfois violentes. Tout cela a changé lorsqu'ils ont dû arrêter de faire de la musique... Je ne sais pas pourquoi ils ont arrêté, mais je devine que ma grand-mère maternelle les a convaincus de « rentrer dans les rangs », à cause de leur famille qui grandissait. La phrase qui me revient en mémoire est: « Ce n'est pas une façon convenable de gagner sa vie... » Par la suite, ma mère vivait ses rêves d'amour sans conditions en semant autour d'elle de la musique et des services qu'elle rendait à tout le monde sans égard à leur état. Mais pour se rendre la vie plus tolérable, elle buvait. À 35 ans, fatiguée, déçue et malade, elle a quitté ce monde. Pour mon père, cela fut beaucoup plus difficile, car c'était lui qui devait aller travailler à l'extérieur. Il n'oubliait pas la musique, mais comme il ne pouvait en faire que dans ces moments libres, c'est à la taverne qu'il passait ses soirées en dépensant son salaire à boire tout en amusant la galerie avec ses chansons et sa guitare. C'était devenu un homme abattu, sans espoir; les seuls moments où je le voyais s'animer, c'était quand il faisait de la musique. Il faisait de son mieux pour devenir conforme, il me parlait souvent de « respect humain », sa manière à lui de dire qu'il fallait devenir comme tout le monde et surtout ne pas choquer les gens. Quelques années après la mort de ma mère, il s'est remarié avec une des ses anciennes blondes, qui exigea de lui qu'il arrête de boire. Il est décédé en 1988, un an avant de prendre sa pension. Mais au moins, ses dernières années lui ont apporté la paix de l'oubli... La vie a continué pour moi. À douze ans, j'ai commencé à consciemment chercher « MA » place. J'ai fouillé dans presque toutes les sociétés dont je pouvais retracer des informations, à commencer par la société catholique dans laquelle j'avais été baptisé et dont je n'acceptais pas les mystères et les promesses de damnation éternelle si l'on ne suivait pas des règles très strictes. J'avais du mal a accepter que « j'étais un pécheur », comme tout le monde et que je devais me racheter par les sacrifices et la soumission à la « volonté de Dieu ». Au colège, je posais des questions très pointues à mes professeurs et aux prêtres qui nous étaient assignés comme « directeurs spirituels » et j'ai eu la chance de rencontrer des personnes sincères qui m'ont encouragé à trouver mes propres réponses, à ne pas accepter les réponses toutes faites. J'ai épluché tous les volumes de la bibliothèque du collège, j'ai lu des traités, d'histoire, de philosophie, de psycholgie, j'ai étudié beaucoup de religions, tout ce qui était disponible pour m'aider à éclairer ma connaissance sur la vie, je l'ai lu, relu et digéré, à ma manière. J'avais des milliers de questions et chaque réponse semblait traîner son ballot de questions nouvelles. Je n'avais qu'un seul ami avec qui j'osais m'ouvrir totalement, Yves. Nous vivions nos recherches activement, en partant à l'aventure de la vie de notre grande ville. Nous avions même élaboré une théorie: « La Sur-Vie » et nous avons écrit de nombreux textes sur notre façon de voir ce nouvel état d'Être, sur quelle était notre mission sur la Terre. Mais, nos chemins se sont séparés vers l'âge de 16 ans. Lui a suivi la voie de l'aventure existentialiste et les expériences physiques et moi, j'ai suivi ma tendance plus intérieure à la spiritualité. Dans mes recherches sur la vie des sociétés humaines, j'avais appris qu'il existait un nombre incalculable de regroupements sociaux, religieux, philosophiques, politiques différents; à très peu d'exceptions, le dénominateur commun de tous ces groupes s'avérait être la notion d'acceptabilité, la conformité à un sytème de lois et de règles écrites ou tacites, offrant à leurs membres très peu de liberté de choix. Pour être admis au rang des « bons fidèles », il ne fallait pas trop s'éloigner de ces règles et, le cas échéant, on devait se repentir de ses dérogations, les confesser ou les avouer publiquement et recevoir la pénitence ou accomplir l'amende honorable exigée par les authorités ou l'assemblée des bons fidèles, des justes. Bien sûr, dans certains groupes « plus évolués », certaines déviations étaient tolérées à la condition de ne pas faire trop de bruit, ni bousculer le statu quo. Le prix à payer était d'être considéré comme plus ou moins « bizarre », d'être vu comme des « drôles de numéros ». Dans les années '50-'60, le monde était en pleine effervescence de changements. Il existait, ici et là, de nouveaux regroupements de personnes en quête de changement. Ils vivaient plus ou moins en marge de la société établie, selon leurs tendances de pensée, tentant de se forger leur place unique sur cette planète. On leur attribuait toutes sortes d'étiquettes: exitentialistes, nihilistes, beat-nik, hippies, charismaqtiques, transcendantalistes, mormons, scientologues, contestataires, anarchistes, libres-penseurs, bohémiens, communautaristes, ghandistes, etc... Leur lien commun était de chercher de nouvelles façon de vivre, d'exprimer leur humanité, d'harmoniser la diversité de l'humanité. Tolérés ou non par leur société, ils devenaient bien souvent des « gens à part », parfois considérés comme des extrémistes, voire même dangereux pour l'ordre public. On les affublait du titre nouvellement dépréciatif de SECTE, devenu une expression-tiroir où l'on rangeait tous les déviants, tiroir dont les relents exudaient une odeur de chaos, de terrorisme, de violence... Majoritairement privés des ressources de base pour survivre à cause de leur marginalité, ils tentaient néanmoins de se créer un monde autonome, indépendant par la force des choses. Mais comment avoir un endroit où être en paix, comment créer des ressources, comment même manger, se vêtir, se loger lorsque toutes les ressources fondamentales sont considérées comme la propriété exclusive de la « Grande Société » dont ils devaient se séparer ? Plusieurs se dotèrent de moyens plus ou moins douteux aux yeux du public. Alors, on trouva une autre raison de les mettre encore plus à l'écart: on dit qu'ils « vivaient d'expédients », synonyme de criminalité pour la population en général. Au mieux, ils étaient des « antisociaux ». Survivre devenait une mission presqu'impossible... La grande majorité des ces petits noyaux se sont vus forcés de renoncer à leurs rêves, faute de moyens matériels. Même les plus décidés ont dû, un moment ou l'autre, déclarer forfait, ne serait-ce que pour le bien de leurs enfants. Combien de « durs à cuire » sont allés jusqu'au bout, préférant mourir de faim, de froid, dans un dénuement extrême, lors même que les autorités venaient les chasser, leur enlevaient leurs enfants « pour des raisons humanitaires », d'autres encore se sont sabordé, hommes, femmes et enfants, en suicides collectifs. Parmi ceux qui ont dû abandonner, il y en a eu qui ont tellement bien appris la « leçon » qu'ils sont devenus des entrepreneurs milliardaires impitoyables. D'autres, enfin, sont venus gonfler les rangs de cette armée itinérante qu'on appelle les « Sans-Abri », les « Sans Domicile Fixe ». Tout simplement parce qu'ils ne voulaient pas « faire semblant » de se conformer à une image « acceptable » pour leur milieu social. Tout ça, parce qu'ils refusaient de se faire passer pour d'autres, comme leurs frères humains normaux. De mon côté, après quelques incursions dans certains de ces petits groupes, j'en vins à la conclusion que je devais tenter de toutes mes forces de trouver et de proposer certains choix alternatifs, des « moyens-termes », si je le pouvais, et je décidai dérechef d'y consacrer le reste de ma vie (oui, enfin... « Pour qui je me prenais ? »). Voyant que le plus grand espoir résidait du côté de enfants, je me suis mis à créer, avec des groupes d'enfants de tous âges, des chorales, des groupes d'art dramatique, d'expression culturelle, des groupes de discussions entre adolescents. J'ai servi de guide à un groupe de jeunes adultes et lycéens qui voulaient élaborer une chaîne de centres communautaires basés sur la collaboration et la coopération, entre autre choses. Ça me permettait de donner une certaine direction à mes choix d'ÊTRE, tout en conservant une image de « respectabilité » aux yeux de la société, à la condition, bien entendu, d'éviter de devenir trop militant et de trop montrer le fond de mes rêves aux « grandes personnes »; pour eux, je m'astreignis à être « politique » à jouer à l'euphémisme de celui qui aide les jeunes à « échapper à la délinquance ». Les enfants, eux, n'avaient pas besoin d'explications... Longtemps, j'ai fait croire à tous les mécènes qui voulaient bien nous encourager que mon « oeuvre » était purement « humanitaire » (terme qu'ils comprenaient bien). J'ai démontré que mon travaill visait à ramener au « bercail » les pauvres « brebis égarées ». Détrompez-vous, je ne le faisais pas sans vergogne, je supporte mal les mensonges car ils finissent toujours par me donner un choc en retour à plus ou moins brève échéance. Mais je faisais semblant, car cela m'apparaissait comme l'unique façon de pouvoir continuer ce que je considérais comme étant ma « mission » d'éveil auprès des enfants et des jeunes. Peut-être ne devrais-je pas me ternir de cela; après tout, c'est la pratique courante dans le monde, et pour des buts beaucoup moins « humanitaires » que ceux que je visais (du moins, à mes yeux), Cela se nomme « Publicité », « Relations Publiques », « Politique ». Ces méthodes sont appliquées couramment à tous les niveaux de la vie: des relations interpesonnelles jusqu'aux paliers les plus élevés de la guvernance et de l'administration publique. Faire Semblant... cela s'appelle Faire Semblant. On finit par se convaincre que l'on EST vraiment le personnage que l'on a inventé de toutes pièces afin d'être « bien vus », afin d'être « acceptable », de « réussir dans la vie ». Et c'est un piège, parce qu'à la longue, on ne distingue plus le vrai du faux, on perd de vue QUI l'on EST vraiment. On finit par se mentir à soi-même et aux autres. On finit par se trahir soi-même et tous les ideaux que l'on a rêvés. On se réveille un jour en se rendant compte qu'on ne sait plus QUI l'on est, POURQUOI on est là, OÙ on veut aller. Et il nous faut alors refaire le chemin inverse pour se retrouver soi-même. Étrange, n'est-ce pas ? Exprimer et vivre selon ce que l'on ressent comme étant SOI-MÊME, c'est « se prendre pour un autre ». D'autre part, créer de toutes pièces un personnage fait d'un méli-mélo de clichés et de comportements « corrects », sorte de portrait-robot d'un être humain « sociable » et présenter cet « Autre » qui n'est pas nous-mêmes, mais un pâle reflet de soi qui ne fait pas trop tourner les têtes trop fort, qui n'inspire pas le dégoût, qui ne fait pas trop honte à nos proches, cela est considéré comme « ne pas se prendre pour un autre »... Il ne faut surtout pas exprimer avec trop de certitude ce que l'on ressent comme sensé, spirituel, sage en tant que simple individu, surtout si l'on ne peut pas apporter la preuve à l'appui qu'un certain Maître ascensionné, Messie, grand sage reconnu, etc., l'a dit, écrit ou prêché avant nous... « Non mais, pour qui tu te prends ? - Tu te crois meilleur que moi ou quoi ? - Tu cherches à manipuler les gens ? - Regarde-toi, tu n'as l'air de rien, tu t'habilles comme un vaganbond et tu voudrais nous faire croire que.. » OH NON ! Surtout pas ! Je n'ai rien à vous faire croire, je ne désire qu'exprimer ce que je ressens. Non, non, surtout ne me prenez pas pour un autre, JE ne SUIS que MOI. Si cela vous gêne, tournez la page, changer de chaîne, n'écoutez pas, ne lisez pas, ne vous laissez pas toucher. Retournez à votre vie, vivez vos propres choix. Mais, je vous en prie, laissez-moi continuer à ne plus Faire Semblant. Merci |
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